Méthode comparative

Sommaire

Également appelée « méthode des barèmes », la méthode comparative consiste à comparer la valeur d’une entreprise avec celle d'autres entreprises récemment cédées et qui présentent les mêmes caractéristiques (taille, secteur, localisation, etc).

Utilisée lors des cessions d’entreprises ou des commerces, cette méthode a pour avantage d’être simple à mettre en œuvre.

Méthode comparative : principe

Le principe de la méthode comparative est basé sur une comparaison entre une entreprise sur le point d’être cédée et d’autres acteurs affichant le même profil et qui ont récemment changé de propriétaires.

La démarche est identique à celle d’un acquéreur immobilier cherchant à connaître le prix d’autres biens vendus dans un quartier afin d’être sûr de payer son appartement au juste prix.

L’approche comparative est fréquente lors de la reprise d’une entreprise ou d’un fonds de commerce, car la multitude de transactions enregistrées, par exemple auprès des chambres consulaires, facilite les comparaisons.

En pratique, le repreneur tente d’établir la valeur théorique de l’entreprise en se basant sur un barème ou un ratio commun au même secteur d’activité.

Cette méthode peut être complétée par une méthode intrinsèque, par exemple l'actualisation des flux financiers et l'analyse du cours des actions d’une entreprise, ou par une approche patrimoniale basée sur l’évaluation des actifs nets comptables.

Méthode comparative et valeur indicative

Avant de comparer une entreprise à d’autres sociétés, le repreneur doit commencer par calculer sa valeur indicative. Celle-ci s’obtient généralement en analysant les 3 derniers bilans et en lissant le chiffre d’affaires (CA) TTC sur cette période pour obtenir une valeur indicative (VI) réaliste.

Pour y parvenir on applique, la formule suivante :

(CA de l’année N + CA de N - 1 + CA de N - 2) ÷ 3 = VI

Exemple : vous allez racheter un commerce qui a réalisé 300 000 € de CA TTC en 2016, 280 000 € en 2015 et 410 000 € en 2014. La médiane (valeur indicative) est donc de (300 000 + 280 000 + 410 000) ÷ 3 = 330 000 €.

Bon à savoir : dans certains cas, il est possible de surpondérer le CA d’une année, par exemple s’il coïncide avec une modification durable du marché de la cible (disparition d’un concurrent ou autre).

Pour les entreprises d’une taille supérieure, le principe est similaire, mais les comparaisons se basent sur plusieurs indicateurs issus du compte de résultat.

Pour les sociétés cotées, les comparaisons de PER (price earning ratios) sont fréquemment employées. Si la cible opère dans plusieurs secteurs, il est recommandé d’observer l’évolution des différents CA afin d’obtenir la ventilation de l’activité et des profits.

À noter : la valeur indicative de l’entreprise peut aussi être pondérée en fonction des actifs corporels (outils de production, locaux, etc.) et incorporels (brevet, réputation, qualification du personnel, etc).

Avantages et inconvénients

Avantages

D’un usage intuitif, la méthode comparative présente plusieurs avantages.

En effet, sa mise en œuvre aisée et ne prend pas beaucoup de temps. De plus, elle constitue une base de comparaison solide et elle permet une évaluation en phase avec le marché réel.

Inconvénients

La méthode comparative a aussi quelques inconvénients. En effet, les fourchettes de valeurs obtenues peuvent être larges.

Par ailleurs, la méthode est centrée sur le chiffre d’affaires et demande des croisements financiers supplémentaires. Enfin, les flux financiers futurs ne sont pas pris en compte.

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